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26/02/2010
Des élus ruraux très inquiets.
J’ai participé ce jeudi à une réunion de tous les maires des 4 cantons du centre Finistère. J’ai pu noter à quel point ces élus sont aujourd’hui dans une totale expectative concernant la réforme territoriale qui a été engagée dans notre pays. Des décisions restent encore à prendre concernant les compétences des collectivités et concernant les différentes possibilités de subventionnement. Ayant des incertitudes tant sur la fiscalité que sur les compétences, on peut aisément comprendre que les maires sont aujourd’hui en situation d’attente pour leurs investissements.
Il est à souhaiter que la clarté se fasse au plus tôt en ce qui concerne les perspectives d’avenir pour les possibilités de financement des collectivités faute de quoi, l’effort d’investissement engagé suite à la crise financière va se dégonfler dans les mois à venir. Ce serait très mauvais pour l’emploi !
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La fièvre du jeu s’empare du sénat
Le Sénat a examiné les 23 et 24 février le texte relatif à la généralisation des jeux d’argent et de hasard par Internet. A cette occasion on a pu voir à quel point la pression de la future Coupe de monde de football pesait sur la conduite des débats parlementaires.
On aurait pu imaginer que les législateurs sur un sujet aussi sensible auraient pris tout le temps nécessaire pour concocter une législation certes adaptée aux temps nouveau (de l’Internet) mais également soucieuse de préserver les équilibres jusque-là atteints par une législation avant tout fondée sur la prohibition et sur un contrôle très strict du jeu dans notre pays.
Tel n’a pas été le cas car aussi bien le Gouvernement que les sénateurs de sa majorité se sont laissés prendre au piège de la pression de l’instant et tout ceci aboutit à un texte bâclé. Vouloir installer la France dans une « morale de casino » est aujourd’hui quelque chose de très inquiétant pour l’avenir.
En soumettant au vote son texte de loi, le Gouvernement n’a pas été en mesure de donner de précision sur l’équilibre financier du projet, n’a pas su informer correctement les parlementaires sur les risques de dérapage et de troubles à l’ordre public et n’a pas non plus été en mesure de préciser en quoi la santé publique allait être préservée face aux risques majeurs d’addiction aux jeux. L’histoire de France a montré que depuis deux siècles, le sujet du jeu a toujours été un sujet excessivement sensible et qu’à chaque fois qu’une libéralisation a été engagée, il a toujours été nécessaire de faire marche arrière par une législation plus rigide et contraignante.
On peut regretter la légèreté avec laquelle ce texte de loi sur les jeux en ligne a été abordé par les pouvoirs publics français. On savait les dégâts occasionnés par la fièvre du jeu chez le joueur addictif (lire les grands auteurs en la matière, comme « Le Joueur » de Dostoïevski). On peut craindre aussi les dégâts que l’activité parlementaire sous influence de cette fièvre du jeu pourra générer pour l’avenir…
Voi la Com de presse 24.02.2010 JEUX EN LIGNE GROUPE SOC SENAT.pdf.
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