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11/02/2011
Les marchés agricoles ne doivent pas devenir les nouveaux terrains de jeu des spéculateurs
Depuis un certain nombre de mois déjà, la spéculation sur le cours des matières premières affecte les marchés agricoles. L’emballement des prix sur les marchés financiers se répercute ensuite sur les marchés physiques, de plus en plus en proie à la volatilité des prix des matières premières.
Le surenchérissement des cours des céréales est lourd de conséquences, que ce soit pour les consommateurs ou les éleveurs. Dans certaines parties du monde ou pour certaines catégories de populations, se nourrir devient trop cher. Le vent de panique sur le riz illustre combien l’économie libérale ne permet pas de répondre à la demande alimentaire mondiale. Les effets de cette volatilité sont également douloureux pour les éleveurs exposés à une perte de rentabilité. Les prix des céréales, entrants de la production agricole, influent directement sur la situation financière des exploitants.
Dans notre région et pour certaines productions, il a été fait le choix d’importer de tels entrants. La crise des éleveurs porcins illustre aujourd’hui à quel point la situation peut se compliquer face à une telle volatilité des cours.
Il est toutefois difficile pour les exploitants d’échapper à la marchandisation et au système spéculatif. Si la base du métier d’agriculteur reste l’agronomie, la financiarisation entre, bon gé mal gré, en ligne de compte dans l’activité de tout exploitant et devient partie intégrante du métier. Les arbitrages liés aux différentes situations de marché tout comme la déconnexion avec le rythme des cultures exigent par exemple de s’engager, plus ou moins activement, dans le système financier des marchés agricoles.
Alors que nous assistons au contraire aujourd’hui à la captation des marchés agricoles par les acteurs financiers qui en font leur nouveau terrain de jeu, l’agriculture doit bénéficier d’un régime particulier dans le cadre de l’OMC. Elle ne pas devenir une variable d’ajustement des échanges mondiaux. Espérons que la direction de la présidence française n’oublie pas ses ambitions affichées dans le cadre du G20…
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10/02/2011
La catastrophe annoncée ?
Beaucoup d'économistes annoncent aujourd'hui une dégradation inévitable de la situation financière internationale, à l'instar de l'ex-trader Marc Fiorentino qui livre son analyse dans un article de la Tribune paru hier...
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08/02/2011
Bioéthique : il est temps d'avancer !

L'examen du projet de loi relatif à la bioéthique qui débute aujourd'hui à l'Assemblée nationale nous donne l'occasion de débattre sur des sujets fondamentaux pour l'avenir de nos sociétés tels que la recherche sur l'embryon et les cellules souches embryonnaires, le don de gamètes, l'assistance médicale à la procréation ou encore la gestation pour autrui.
Mais en la matière, on ne peut selon moi se satisfaire du cadre restrictif actuel et que le projet gouvernemental souhaite maintenir.
Il est au contraire urgent d'avancer et d'avoir une vision réellement progressiste sur ces sujets : pour ma part j'ai ainsi cosigné une proposition de loi socialiste tendant à autoriser et encadrer la gestation pour autrui et me suis associé à une tribune sur ce thème parue dans le Monde du 13 décembre 2010.
Face aux conservatismes et aux préjugés, donnons à notre société les moyens de relever les nouveaux défis qui s'offrent à elle en encourageant la recherche, source de nouvelles avancées médicales et scientifiques !
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