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06/03/2017

L’IREO en pointe sur l’enseignement agricole

ireo lesneven; françois marc

Voilà plus de 50 ans que l’IREO de LESNEVEN œuvre pour l’enseignement agricole et propose des formations allant de la 4ème à la licence pro, ainsi que des formations professionnelles pour adultes. Depuis sa création, cet équipement, structurant à la fois pour la filière agricole et pour le nord-Finistère, a constamment amélioré son offre. Ce vendredi 3 mars étaient inaugurés les nouveaux locaux, après 18 mois de travaux soutenus par l’État au travers du PIA (programme d’investissements d’avenir "Formation professionnelle en alternance - Volets 1 & 2" pour un montant d 1,34 millions €), de la région Bretagne et du département du Finistère.

Aujourd’hui l’enseignement agricole reste attractif. Il est le second système éducatif français. D’une manière générale, l’enseignement agricole a progressé, permettant aux effectifs d'augmenter après des années de baisse. Il faut rappeler que depuis la rentrée 2012, le ministère de l’agriculture a fait de l'enseignement agricole une priorité de son action afin de permettre aux jeunes de trouver plus facilement un emploi à la fin de leurs études : création de 930 emplois dans l'enseignement technique et supérieur agricole, lancement du d’action "Enseigner à produire autrement", effort de justice sociale et mise en œuvre de l’aide à la recherche d'un premier emploi (ARPE), revalorisation des bourses etc.

Pour le monde agricole et les territoires ruraux, l'enseignement agricole constitue un réel atout qu’il est essentiel de soutenir. Bravo à l’IREO pour les actions menées !

Brochure des 50 ans de l'IREO

Visites de terrain : La caisse des dépôts fait avancer les territoires

02/03/2017

Le Finistère primé au salon de l'agriculture

Le salon de l'agriculture est chaque année un événement de grande portée économique pour la Bretagne tant les enjeux de l'agroalimentaire et de la mer sont au cœur des débats et des tractations.

Cette année, le Finistère était à l'honneur puisque son projet présenté dans le cadre du "Programme national pour l'alimentation" a été sélectionné et primé par le Ministère de l'Agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt. C'est le Ministre Stéphane LE FOLL qui est venu saluer les lauréats qui recevront un accompagnement financier de l'Etat. Stéphane PERON, Conseiller départemental délégué était à l'honneur en la circonstance sur le stand du Ministère.

1.jpgStéphane LE FOLL a félicité le Finistère pour son "projet alimentaire de territoire" qui a été primé au salon.

Quant au traditionnel "cidre d'honneur" organisé sur le pavillon "Terres et Mers de Bretagne", il a été l'occasion d'échanger avec les professionnels sur les questions sensibles du moment que ce soit le prix du lait payé aux producteurs bretons ou les enjeux du Brexit pour les pêcheurs de notre région.

2.jpgSur le stand "Terres et Mers de Bretagne"

3.jpg

Avec Jacques JAOUEN, Président de la Chambre d'agriculture de Bretagne et Olivier ALLAIN, Vice-Président de la Région en charge de l'agriculture et de l'agroalimentaire

4.jpg La pie noir bretonne vedette du salon 2017

 

21/02/2017

L’Économie bleue : atout de l’avenir pour la pointe finistérienne

4b7ab31786af5.jpgLe poids de l'économie bleue représente 14% du PIB français ; c’est le résultat d’une étude publiée ce lundi 20 février par La Fondation de la Mer, en partenariat avec le Boston Consulting Group. Selon cette étude, l’économie bleue pèse trois fois plus que le secteur automobile et six fois plus que le secteur aéronautique.

Faisant travailler 820.000 personnes en France dans différents secteurs (construction navale, pêche, tourisme, énergie marine, télécommunications, ports), l’Économie bleue est indéniablement porteuse de croissance.

Cette première édition du baromètre de la maritimisation de l’économie française confirme l’indéniable opportunité que représente la "croissance bleue" pour notre pointe finistérienne tournée vers l’océan.

16/02/2017

Lutter contre l'accaparement des terres agricoles

françois marc,agriculture,accaparement des terres,sénatCe mercredi 15 février 2017, le Sénat a adopté à l’unanimité les conclusions de la commission mixte paritaire (CMP) sur la proposition de loi relative à la lutte contre l'accaparement des terres agricoles et au développement du biocontrôle.

Ce texte, déposé par le groupe socialiste de l’Assemblée nationale, répond à un double objectif :

- lutter contre l’accaparement des terres agricoles en reprenant les dispositions votées dans le cadre de la loi “Sapin 2” mais censurées par le Conseil constitutionnel (car considérées comme sans lien avec le projet de loi initial). L’accaparement des terres agricoles constitue en effet une menace pour les exploitations familiales et l’installation des jeunes agriculteurs, et le récent rachat de 1700 hectares de terre dans l’Indre par une société chinoise avait à juste titre cristallisé les tensions sur ce sujet.

Ce texte rend notamment obligatoire l’acquisition de foncier agricole par l’intermédiaire d’une société dont l’objet principal est la propriété agricole, et étend le droit de préemption des SAFER.

- encourager le biocontrôle en apportant des dispositifs complémentaires aux mesures existantes et en donnant une portée législative au dispositif expérimental de certificats d’économie de produits phytopharmaceutiques (CEPP).

Je me réjouis donc de l’adoption définitive de cette proposition de loi importante pour l’agriculture dans notre pays.

12/01/2017

Bonne nouvelle : Les comités des pêches et de la conchyliculture seront bien éligibles aux aides du département

larg_20140929170843wp_01.jpgDans le cadre de la proposition de loi "Littoral et changement climatique" examinée hier au Sénat, le Gouvernement a déposé et fait adopter un amendement qu’on ne peut accueillir que favorablement dans notre département, 1er département maritime de France métropolitaine.

Cet amendement n°39 rend les comités des pêches et de la conchyliculture éligibles aux aides du département (ce qui n’était pas possible au vue de l’article 94 de la loi NOTRe). Voir l’amendement du gouvernement

C’est là, la reconnaissance des missions de service public exercées par les comités des pêches et de la conchyliculture, structures de base de la représentation professionnelle du secteur. Et ce ; d’autant plus que les aides du département ont pour objet de contribuer à la mise en œuvre des mesures collectives en faveur d’une pêche et d’une conchyliculture responsables et durables ou des mesures en soutien à la filière pêche maritime et conchylicole.

14/12/2016

L'INSEE confirme la grande souffrance des producteurs laitiers...

photo-d-archives-claude-prigent_2791257_493x330p.jpgL’INSEE a publié ce jour les comptes prévisionnels de l’agriculture pour 2016 et signale une "chute de la valeur de la production agricole".

L'INSEE estime que le revenu net agricole par actif devrait baisser de 15,9% en 2016, par rapport à 2015. En cause, à la fois l’affaissement de la production des produits agricoles et la baisse de leurs prix, liés à de multiples crises.

La chute des volumes (-7 %) relevée par l’INSEE provient essentiellement de la production de lait. Comme le montre l’analyse de l’INSEE, Lait et autres produits de l'élevage représentent en 2016 8,8 Md€, et se rétractent par rapport à 2015 de 2,6 %en volume, de 6,7 % en prix et de 9,1 % en valeur.

En définitive, la collecte laitière se réduit dans un contexte de prix bas. La production européenne s’accroît du fait de la levée des quotas en avril 2015 et elle ne rencontre pas de débouchés suffisants en raison de l’embargo russe et de moindres importations chinoises.

Dans ce contexte, la modernisation des relations entre les différents acteurs de la filière est regardée de près comme le paramètre essentiel d’une solution à la crise laitière qui se poursuit. Car un rapport de force plus équilibré au sein de la filière conditionnera, on le sait, la durabilité de notre modèle de production. Le texte dit Sapin 2 a d’ores et déjà apporté une partie des outils avec le renforcement du rôle des organisations de producteurs (OP). Reste aujourd’hui à instituer davantage de transparence dans les relations fournisseurs et grands groupes ; cela est du ressort de la volonté des acteurs de la filière.

12/10/2016

Brillante intervention de Matthias FEKL sur le CETA

françois marc,sénateur françois marc,finistère,bretagne,tafta,ceta,étaus-unis,canada,europe,ue,accord commercial,matthias fekl,commission des affires européennesCliquer sur l'image pour voir la vidéo

Mardi 11 octobre 2016, la commission des affaires européennes, la commission des affaires étrangères et la commission des affaires économiques du sénat ont entendu Matthias FEKL, Secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur, de la Promotion du tourisme et des Français de l'étranger, auprès du ministre des Affaires étrangères et du Développement international, sur le projet d'accord économique et commercial global entre l'Union européenne et le Canada, autrement appelé "CETA" pour "Comprehensive Economic and Trade Agreement".

Depuis le traité de Lisbonne, l’Union européenne dispose de la compétence commerciale exclusive mais il faut rappeler que la France a finalement obtenu la mixité de l’accord CETA, ce qui permet aux parlements nationaux de s’exprimer sur les dispositions qui relèvent de la compétence nationale. Le CETA ne change pas les règles que l’UE adopte pour le marché communautaire et qui s’imposent à tous nos fournisseurs. Pour vendre en Europe, il faut respecter les normes sanitaires européennes.

Dans une brillante intervention, le Secrétaire d'État chargé du Commerce extérieur a répondu aux interrogations des sénateurs et a rappelé que la France avait en outre une position en pointe sur le TAFTA, autre accord commercial en cours de négociation entre l'Union européenne et les États-Unis, prévoyant la création d'une zone de libre-échange transatlantique.

Au sein de l’Union européenne, un nombre croissant de pays se rallie d’ailleurs aux positions françaises. "Quasiment la moitié des États membres ont indiqué que, en l'état actuel des choses, les négociations ne pouvaient pas aboutir" sur le TAFTA.

30/09/2016

Le premier ministre au Guilvinec

175281331ec64e1f5bcbdb9a0c19fa10.jpgJe participais ce vendredi 30 septembre à la visite du premier ministre Manuel Valls et de plusieurs autres ministres au Guilvinec au sujet des questions de la pêche. L’occasion pour le gouvernement de se mettre à l’écoute des acteurs bretons de la pêche et de préciser sa stratégie dans un environnement européen jugé contraignant pour les professionnels de ce secteur.

On doit avoir à l’esprit que les 650 navires et 2500 marins finistériens représentent 25% de la pêche française et font du Finistère le 1er département français. 50.000 tonnes de poissons sont pêchés chaque année.

Le secteur se porte mieux depuis trois ans mais deux enjeux importants ont été au cœur des discussions :

  • - Le renouvellement de la flotte de pêche ;
  • - Le recrutement difficile des nouvelles générations de marins.

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15/09/2016

Quelle PAC en 2020 pour les agriculteurs de l’Ouest ?

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Autour du président de séance, de gauche à droite :
Jacques Carles, Yves Madre et jean Cordier

Alors que le contexte agricole est préoccupant, que le Brexit pose de nombreuses questions sur le futur des politiques européennes et que la PAC va bientôt entrer dans une nouvelle phase de révision, le débat organisé le 14 septembre au Space à Rennes sur la future réforme de la PAC ne manquait pas d’intérêt.

Il est un fait que l’Europe se trouve aujourd’hui au milieu du gué : la libéralisation de la PAC introduite pour la campagne 2014-2020 conduit, comme on le voit pour le lait, à une dégradation catastrophique des prix.

Comment corriger le tir pour l’avenir : Revenir à plus de régulation ? Adopter un système assurantiel "à l’américaine" ? Renationaliser les dispositifs pour laisser davantage de leviers d’actions aux États ? Les propositions entendus ici et là, surtout en cette période pré-électorales, sont assez éclectiques !

Le débat organisé au Space a permis d’entendre les opinions émises par :

  • - Jean Cordier, chercheur à l’Agrocampus,
  • - Jacques Carles, du Think Tank Momagri
  • - Yves Madre, du Think Tank Farm Europe.

Toutes les interventions ont souligné la nécessité de lutter contre la volatilité des revenus agricoles. Mais le système en vigueur aux USA (grâce au Farm Bill) n’est pas apparu pour autant des plus adapté pour une transposition immédiate dans une Économie agricole européenne qui a ses propres spécificités.

Le débat va sûrement s’intensifier sur ce sujet sensible. Il me semble à cet égard que la contribution écrite de la France (la seule à ce jour avec celle de la Hollande) peut constituer une bonne base de travail pour les ajustements à rechercher pour 2020.

Au Space, le vivant conserve une place de choix

Photo 2.jpgJ’étais ce mercredi 14 septembre au Space à Rennes, l’un des deux plus grands salons européens des productions animales. L’occasion de recueillir l’avis des professionnels sur la situation des différentes filières ainsi que d’échanger avec les exposants porteurs d’innovations et de solutions nouvelles pour l’efficacité technique et environnementale de l’agriculture.

J’ai eu plaisir à constater que le "vivant" conserve une place de choix au Space avec une présentation "haut de gamme" d’animaux sélectionnés venant de toute la France.

J’ai aussi noté le très grand nombre de jeunes présents à ce grand évènement, preuve à mes yeux que l’agriculture et l’agro-alimentaire conservent une bonne attractivité professionnelle auprès des adolescents et jeunes en formation.

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