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21/10/2011
Libre admiration des collectivités : Restons vigileants.
Insidieusement, le gouvernement parvient aujourd’hui à limiter le pouvoir des décideurs locaux. Cette centralisation trouve de plus en plus d'écho et de défenseurs dans l’expression libérale.
On peut ainsi voir formuler des propositions totalement affranchies des acquis de la décentralisation. Dernier exemple en date, le think tank Ifrap (Fondation pour la Recherche sur les Administrations et les Politiques Publique) qui estime qu’un réel effort de rigueur exigerait de faire sauter le sacro-saint principe de « libre administration » des collectivités locales, en leur imposant le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Les communes refusant en outre de fusionner perdraient une partie de leurs dotations !
La décentralisation reste donc une bataille d’actualité, pour laquelle nous devons rester en alerte !
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Finances locales : Des élus locaux en manque total de repère
A mon sens, le malaise des territoires tient pour partie à la question des ressources des collectivités territoriales et des financements susceptibles d’être mobilisés pour l’investissement. A l’occasion des questions cribles sur le « malaise des territoires », je me suis exprimé au Sénat mardi 18 octobre rappelant que les collectivités territoriales assurent plus de 70 % de l’investissement public en France. Dorénavant, de quels moyens vont-elles disposer pour financer cet investissement ?
Gel de leurs ressources traditionnelles provenant du budget de l’État, réduction de le autonomie financière, difficultés de contrcztion d'emprunts, augmentation de leur contribution à la rigueur (200 millions d'euros supplémentaires, budget 2012)... A la clé, on le voit bien se pose la question du maintien d’un service public de proximité...
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18/10/2011
Dexia : la descente aux enfers
On savait les banques de plus en plus fragilisées mais la situation de Dexia ne peut manquer de nous interpeler.
Voilà en effet une banque qui comme beaucoup d’autres a reçu des aides publiques très importantes lors du déclenchement de la crise en 2008 et qui aujourd’hui se trouve quasiment en dépôt de bilan. On parle ces jours-ci de démembrement du groupe, voire de dépeçage et on va créer ce qu’on appelle «une structure de défaisance» pour gérer les actifs résiduels de cette société.
On peut simplement rapprocher deux chiffres : les 5,5 milliards résultant de la boulette du trader Kerviel et les 4,5 milliards que vaut aujourd’hui la situation nette de Dexia ! On s’aperçoit donc que le système bancaire est en train de perdre totalement sa valeur.
On ne peut que regretter le manque de réactions des autorités publiques face à cette dérive des banques au cours des années passées et j’ai pour ma part, gardé un souvenir très précis et à la fois très amer du refus de la droite d’engager une véritable régulation à chaque fois que le sujet a été évoqué au Sénat, notamment dès 2003 avec le projet de loi de sécurité financière, sans oublier le texte sur la nouvelle régulation économique et également le texte sur la transposition de la nouvelle directive sur les marchés financiers. Dans toutes ces situations pendant les dix dernières années, la droite française s’est montrée totalement sourde à nos préconisations d’une régulation accentuée. Les banques se sont dans ces conditions adonnées à des exercices spéculatifs invraisemblables et Dexia illustre aujourd’hui parfaitement le résultat auquel on est parvenu. Hélas !
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