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15/03/2012

Déscolarisation des 2/3 ans : inverser la tendance

Blog scolarisation 2-3 ans.jpgOn sait maintenant depuis plusieurs années que la volonté de l’Etat est de réduire la scolarisation des enfants de 2 à 3 ans. Ceci me parait très regrettable car il a souvent été dit en Bretagne que l’excellente qualité des performances scolaires provenait justement d’un taux de scolarisation des enfants dès le plus jeune âge.

L’information qu’il faut avoir à l’esprit aujourd’hui est que, dans le Finistère, le taux de scolarisation des 2/3 ans est passé de 70,5% en 1997 à 62% en 2007 pour tomber à 43% en 2012 !

Je pense pour ma part qu’une telle évolution est regrettable et je constate que les communes sont une nouvelle fois sollicitées pour se substituer à cette déscolarisation précoce. Il est ainsi observé que la création de jardins d’éveil est opérée dans nombre de communes et ceci pour un coût relativement élevé. On sait que l‘accueil d’un élève en jardin d’éveil coûte environ 7 000 euros alors que le coût est de 2 500 à 3000 euros pour l’accueil d’un enfant en maternelle. On peut bien sûr parler ici aussi d’un délestage de l’Etat vers les collectivités conduites à recruter des personnels supplémentaires et à faire face à des charges de fonctionnement nouvelles pour elles.

J’ai déjà été amené à interroger le 9 février 2012, par question d’actualité le Ministre sur les craintes que l’on voit exprimées dans nos territoires concernant cette déscolarisation. Vers la question d’actualité

Face à un tel constat, je me réjouis que le candidat François Hollande ait annoncé la création de 60 000 emplois dans les cinq ans à venir dans l’Education nationale. J’ai bon espoir qu’une partie de ces moyens pourraient permettre dans les écoles maternelles un accueil de meilleure qualité et une préservation des possibilités pour les plus petits.

Promouvoir l’Economie Sociale et Solidaire

image note blog ESS.jpgL’Economie Sociale et Solidaire représente depuis des décennies en France, un pilier important de l’activité économique et sociale (mutuelles, coopératives, mutualisme, etc..). Elle représente aujourd’hui 10% de l’emploi salarié de notre pays.

Dans le Finistère, on mesure aisément ce que peut représenter toute l’activité des coopératives agricoles, des banques mutualistes, des mutuelles, mais aussi de toutes les associations et organisations d’aide et de services aux personnes.

Pour autant, il faut bien reconnaitre que le modèle de l’Economie Sociale et Solidaire peut se révéler fragile et qu’en tout état de cause, son développement n’a pas été facilité ces dernières années au niveau de l’action réglementaire ou législative. S’agissant de la fiscalité, j’ai pour ma part été amené, lors du dernier budget à dénoncer au Sénat, la tentative d’accroitre l’imposition des coopératives agricoles et grâce à la mobilisation du Parlement, cette disposition a pu être évitée pour le moment.

Une consolidation et un nouvel essor du modèle d’Economie Sociale et Solidaire devra être, à mon sens, promu dans les années qui viennent. C’est dans cette perspective que le candidat François Hollande a souhaité inscrire son action s’il est élu et annoncé un certain nombre de mesures fortes que j’ai rappelées ci-dessous vu l’importance du sujet à mes yeux.

Les 10 mesures proposées par François Hollande pour soutenir le développement de l’Economie Sociale et Solidaire :

1. Faire voter une loi de programmation de l’Economie Sociale et Solidaire pour accompagner de manière durable le développement de l’ESS en réelle concertation avec les acteurs du secteur.

2. Réserver une part de l’accès aux marchés publics locaux aux entreprises de l’Economie Sociale et Solidaire.

3. Rétablir une partie des financements associatifs supprimés sans concertation et établir avec les associations une véritable contractualisation en consolidant les financements (pluriannuels), en respectant leur capacité d’initiative.

4. Réserver à l’ESS une partie des fonds de la future Banque Publique d’Investissement à hauteur de 500 millions d’euros.

5. Aider au développement de l’entreprenariat social.

6. Faciliter la transmission ou la reprise d’entreprises par les salariés, en instituant un droit de préférence de rachat, à égalité d’offre, au bénéfice des salariés.

7. Réhabiliter les contrats aidés et accompagner le développement de l’insertion par l’activité économique en révisant les conditions du financement des postes d’insertion.

8. Elargir le financement de l’innovation à l’innovation sociale.

9. Ouvrir l’économie sociale et solidaire aux jeunes notamment par la voie des emplois d’avenir, par le soutien aux Coopérative d’Activité et d’Emploi et par une politique partenariale de formation avec les associations d’éducation populaire.

10. Assurer la représentation des employeurs de l’économie sociale dans le dialogue social.