Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

25/03/2010

Taxe carbone abandonnée : C’était prévisible !

photo taxe carbone.jpgAprès sa défaite aux élections régionales, la droite est revenue sur l'entrée en vigueur de la « taxe carbone », initialement programmée pour le 1er juillet 2010, estimant que cette « contribution climat-énergie » risquait « d'accroître le déficit de compétitivité de la France ». Le gouvernement a donc décidé de la suspendre jusqu'à la mise en place d'une taxe « aux frontières de l'Europe ».

Dès septembre de l’année dernière, il était prévisible d’imaginer une telle issue pour cette taxe. Dans ma note du 15.09.2009 intitulée « Une taxe carbone pour la frime », j’estimais que le travail d’anticipation et de prévision n’avait pas été réalisé sérieusement. Je mettais le doigt sur la stratégie d’annonce et de communication de Nicolas SARKOZY qui l‘emportait sur une vision long terme de la société, bâtie sur une perspective et un projet clairs : la volonté de faire vite l’emporte sur la volonté de faire bien…

Limiter la pollution atmosphérique est pourtant fondamental et changer les comportements est nécessaire pour répondre à l’urgence climatique. Je le répète donc, pour influer sur les comportements et faire fonctionner une quelconque fiscalité écologie, il faut proposer aux gens de solutions alternatives. Transport collectif, voiture électrique, nouveau système de chauffage,… rien de tout cela n’a jusqu’à présent été intégré à très grande échelle dans une politique globale de soutien et d’encouragement aux énergies propres.

  • Pourquoi n’a-t-on pas engagé cette politique cohérente depuis plusieurs années ?
  • Pourquoi une partie des 39 milliards d’euros de cadeaux fiscaux et de baisse d’impôt issues des récentes mesures gouvernementales (quasi-suppression des droits de succession, déductibilité des intérêts des prêts immobiliers, exonération d’impôt sur le revenu des heures supplémentaires, déduction de 75% du montant de l’ISF pour certains investisseurs, bouclier fiscal abaissé à 50%,…) n’a –t-elle pas servi à financer une politique énergétique ambitieuse assise sur des moyens substantiels ?

Les mois passent et les questions demeurent…

Les commentaires sont fermés.