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19/07/2007

Dites « 118 c’est plus cher.. ! »

ec7aeb20cf4e54c2e26dcc2e643bfa85.jpgLa récente étude réalisée par UFC-Que choisir [insérer lien] sur l'ouverture à la concurrence du service des renseignements téléphoniques montre que le consommateur est le grand perdant de l'arrivée des 118 et de la disparition du 12. En effet, quel que soit le 118 testé, le prix augmente de 25 %.
La nébuleuse créée avec l’apparition des nombreux opérateurs privés favorise les niveaux de prix élevé et en augmentation continuelle.
On avait déjà vu dans le passé de nombreux exemples « d’ouverture à la concurrence » censés diminuer les prix, aboutir en fin de compte à une inflation galopante des tarifs pour l’usager. Avec les Renseignements, une nouvelle illustration est aujourd’hui apportée. Contrairement à ce qui avait été annoncé, les opérateurs privés peuvent désormais ponctionner sans réserve le pouvoir d’achat des consommateurs voire même dégrader la qualité du service.
En vrai, la théorie économique de la concurrence ne fonctionne pas comme dans il est dit dans les manuels !

18/07/2007

Paquet fiscal de Sarkozy : le produit ne vaut pas l'emballage...

e2a57d6357a8442749a3297c58e0a8e1.jpgDéfendant au Sénat le projet de loi gouvernemental dit "paquet fiscal Sarkozy", Madame Christine Lagarde, Ministre de l’Economie a, ce mardi 17 juillet, argumenté sur "la dimension morale" de ce projet de loi. Selon elle, il comporte en effet deux orientations vertueuses majeures :
- l’importance donnée à la valeur travail, placée au cœur du dispositif
- un projet de loi qui va "bénéficier au plus grand nombre"

Je n’ai pas manqué d’indiquer à Madame Lagarde qu’elle avait une curieuse conception de la morale dès lors que les articles du projet de loi se révèlent en très large contradiction avec les deux principes énoncés. Ainsi, de la mystification sur la valeur travail : les principaux bénéficiaires des allègements fiscaux (plusieurs milliards d’euros) sont en effet, non des salariés, mais surtout des détenteurs de capital qui ont bénéficié ces dernières années d’une valorisation extraordinaire de leur patrimoine et qui attendaient de ce gouvernement de droite une mesure apte à les soulager de la fiscalité sur leur fortune toute fraîche. Rentiers et spéculateurs sont donc en fait les grands gagnants !
Quant à la supercherie consistant à faire croire que le plus grand nombre allait être bénéficiaire des mesures Sarkozy, elle est bien-entendu dénoncée par tous les économistes un peu sérieux. Le journal Le Monde du 16 juillet précise par exemple que ce sont bien les très gros revenus les seuls vrais gagnants : "Selon les estimations du Ministère, un peu plus de mille contribuables disposant d’un patrimoine supérieur à 15,5 millions d’euros devraient bénéficier grâce à ce dispositif d’une restitution globale de 272 millions d’euros, soit une moyenne de 250 000 euros par foyer". Rideau !
Précisons enfin que our les droits à payer sur les successions, la mesure Sarkozy ne concerne que 4 % des Français parmi les plus riches. En effet, à l'heure actuelle, 89 % des successions ne supportent d'ores et déjà aucune taxation ! L'objectif est d'étendre la gratuité à 93 % des cas. Donc, dire que la mesure profite au plus grand nombre est là aussi un mensonge absolu.
Curieuse morale que celle mise en avant par Madame Lagarde !

16/07/2007

Chirac / Sarkozy : même combat en faveur des plus riches !

e3b655425bbed7cd875a66bf101fb21c.jpgUne récente étude menée par les chercheurs Camille Landais et Thomas Piketty vient de mettre en lumière l'évolution des revenus entre 1998 et 2005. Fondée sur les données produites par le fisc, cette étude éminemment sérieuse jette un pavé dans la marre de la "rupture" sarkozyste. En effet, les auteurs démontrent que, déjà sous l'ère Chirac, les hauts revenus ont explosés en France et que "le niveau de la fiscalité des revenus et du patrimoine a fortement diminué à l'endroit des hauts salaires". C'est ainsi qu'au cours de ces huit années, les revenus moyens, fondés sur les revenus d'activité, ont stagné. Tandis que les revenus du patrimoine affichaient une forte croissance et que les revenus des capitaux mobiliers progressaient 5 fois plus vite que les salaires (+ 31 % en 8 ans). Le graphique ci-dessus éclaire précisément ce creusement des inégalités : de 1998 à 2005, 0,01 % des foyers les plus riches ont vu leurs revenus augmenter de 42,6 % ; contre seulement 4,6 % pour 90 % des foyers les moins riches. L'hypocrite discours de Jacques Chirac sur la "fracture sociale" n'avait donc pas plus d'épaisseur que celui de Nicolas Sarkozy sur la nécessité de "travailler plus pour gagner plus". Et, avec ces 13 milliards de cadeaux fiscaux aux plus aisés prévus dans le paquet fiscal, la rupture tant annoncée est loin d'être au rendez-vous !

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