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26/07/2007

Forum de l'Algue : Lanildut en fête

173e057fd35b1181bc30857790038eae.jpgDimanche 22 juillet 2007, j'ai eu l'honneur d'inaugurer à Lanildut (29) le Forum de l'Algue, manifestation haute en couleurs qui vise à mettre en avant toute la filière d'exploitation des algues marines. Les eaux bretonnes abritent plus de 500 espèces algues. Environ 700 tonnes d'algues sont récoltées chaque année en Bretagne (première zone de production de l'hexagone), ramassées par une cinquantaine d'exploitants. C'est dans les années 90 que Lanildut est devenu le premier port européen de débarquement de goémon. Aujourd'hui, près des 3/5ème de la production française y sont débarqués : soit 35 000 tonnes par an, par une flottille d'une trentaine de bateaux adaptés. Ces algues sont cueillies dans l'archipel de Molène, un des plus grands champs d'algues du monde… Des entreprises finistériennes telles que DANISCO, DEGUSSA, Algues de Bretagne, Océalys, Sciences et Mer… démontrent jour après jour que la valorisation "haut de gamme" de cette ressource rare des côtes européennes est un atout économique incontestable pour le département. Gageons que le parc marin d'Iroise sera par ailleurs un atout pour une exploitation optimale de la ressource dans l'archipel de Molène.

25/07/2007

Protocole de Londres, y a-t-il danger pour les PME françaises ?

cb815ad9b051d0459961c8ab2c074130.jpgL'agitation permanente du Président Sarkozy et de son équipe gouvernementale ne les conduit-elle pas à vouloir régler les problèmes avec trop d'empressement, et sans prendre la mesure des enjeux ? C'est à mon avis la véritable question que soulève la récente polémique autour de la signature du Protocole de Londres. Cet accord que la France n'a pas encore ratifié prévoit de supprimer l'obligation de traduire dans toutes les langues les brevets déposés. Sachant que seuls 7% des brevets sont déposés en langue française, ce seront donc 93% des brevets qui risquent d'échapper à la compréhension et donc à la veille concurrentielle exercée par nos PME, souvent peu dotées en personnels qualifiés. Les tenants du Protocole ont beaucoup fait savoir que le système actuel méritait d'être assoupli pendant la campagne présidentielle, et ils sont aujourd'hui sur le point d'obtenir gain de cause en trouvant dans l’activisme médiatique du gouvernement un terrain favorable. Mais la signature d'un tel accord ne va pas sans soulever des questionnements : Comment les petites entreprises que l'on entend favoriser pourront-elles avoir accès aux brevets déposés par leurs concurrentes étrangères si ces brevets ne sont plus traduits en français ? Quelle sera la situation des traducteurs ? Et quelle place pour la langue française ? Sans traductions des brevets, ne risque-t-on pas une dépendance juridique et technologique vis-à-vis des multinationales anglo-saxonnes ou japonaises ? Il me semble dans tous les cas que la précipitation perpétuelle du gouvernement n'est pas bonne conseillère en la matière, et que l'enjeu mérite réflexion.