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31/01/2008

Sommes-nous paresseux ?

19cf1ad65b94c2db40b7257397a32fb3.jpgLes Français sont-ils paresseux ? C'est la question que pose Guillaume Duval, parmi de nombreuses autres dans son dernier ouvrage éponyme. Le rédacteur en chef du mensuel Alternatives économiques remet en cause un certain nombre de préjugés trop facilement diffusés par le biais de slogans ou de formules galvaudées où le politique a aussi sa part de responsabilité. Peut-on par exemple encourager nos concitoyens à "travailler plus pour gagner plus" sans faire insulte à leur formidable faculté de travail qui place les Français parmi les productifs au monde ? D'autres interrogations sont ainsi soulevées et trouvent une réponse pertinente, notamment à travers l'éclairage de comparaisons internationales : Les Français paient-ils trop d’impôts ? Sont-ils bien soignés ? Ont-ils trop peu l’esprit d’entreprise ? Pourquoi descendent-ils si souvent dans la rue ? Accueillent-ils trop d’immigrés ? Sont-ils condamnés au déclin ?... L'auteur qui se définit lui-même comme quelqu'un qui "prend au sérieux la devise de la République –Liberté, Égalité, Fraternité–" nous invite ici à une relecture subjective et particulièrement intéressante de notre société.

30/01/2008

A ceux qui ont peur des langues régionales...

6f28f13d9cdef1b63e5c3877e66aea12.jpgLe Sénat examinait dans la nuit de lundi 28 au mardi 29 janvier, l'amendement portant sur la signature de la Charte européenne des langues régionales par la France. Cette signature nécessite au préalable une modification de la Constitution. L'occasion était donnée de faire cette modification compte tenu de la révision constitutionnelle nécessaire à l'adoption du Traité Européen, proposée par le Président de la République. Durant la discussion de cet amendement que j'ai moi-même présenté au Sénat, quelle n'a pas été ma surprise d'entendre les interventions de certains de mes collègues Sénateurs ! Défendre des langues régionales revenait, selon eux, à se référer aux valeurs d'extrême droite du nationalisme le plus outrancier qui a sévi en Europe au cours du XXème siècle ! J'ai été éberlué par leur méconnaissance totale de la réalité des langues régionales aujourd'hui, puisque l'on sait qu'à l'horizon d'une trentaine d'années, la moitié des langues qui existe dans le monde risque de disparaître. Ceci est particulièrement vrai pour les langues régionales pratiquées en France, car l'on sait que seulement 2 à 3 % des enfants peuvent aujourd'hui avec l'enseignement dispensé, devenir des locuteurs corrects de ces langues et donc contribuer à la préservation de ce patrimoine héréditaire.
On ne peut que s'inquiéter de voir en ce début de XXIème siècle, les références de certains, à des débats du XIXème, ou du début du XXème, sur le danger que peuvent constituer les langues régionales pour notre République.