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15/10/2010

La Bourse est devenue un casino géant

image blog.jpg- Les Bourses n'ont plus grand chose à voir avec ce qu'elles étaient il y a quarante ans. Les donneurs d'ordres sont désormais bien souvent des automates programmés.
- La Bourse est-elle devenue une grande pagaille. 
- La Bourse est devenue un casino géant. 
- L'électronisation des échanges, la libéralisation des marchés et l'accélération intense des transactions a fait naître le désordre sur les marchés boursiers. 
- Les donneurs d'ordres sont désormais bien souvent des automates programmés par de brillants mathématiciens. 
- Nous sommes assis sur un volcan financier.

Autant de constats et commentaires provenant des professionnels de la finance qui en disent long sur l’ampleur de la régulation financière à déployer… Dans ce contexte, l'Europe et la fameuse directive Marchés d'instruments financiers (MIF) restent, on le comprend, au centre des priorités. Déjà en 2005 j’avais pu mettre en garde le Gouvernement contre ces outrances lors de la discussion du projet de loi portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine des marchés financiers transposant deux directives européennes (directives « Abus de marché » et « Marchés d'instruments financiers »).

Christine Lagarde a récemment a reconnu que cette directive MIF « était une mauvaise idée »… « La Commission sera-t-elle prête à revenir sur ce texte au risque de se dédire ? », interroge le Monde dans un article paru mercredi...

Affaire à suivre !

Lire l’article "La Bourse est devenue un casino géant.pdf"

13/10/2010

La situation du logement risque bien de se dégrader encore…

image logement blog.jpgLa situation du logement en France est alarmante et elle risque bien de se dégrader encore. C’est avec stupeur que nous avons appris pendant l’été que le gouvernement prévoyait la quasi-extinction des aides à la pierre à l’horizon 2013 ainsi qu’un prélèvement d'un milliard d'euros en trois ans sur les organismes Hlm. Le projet de loi de finances pour 2011 prévoit en effet de réduire les aides à la pierre de 630 à 500 millions d’euros. Mais seulement 160 millions d’euros proviendraient du budget de l’Etat. Le solde serait prélevé sur les organismes Hlm et leurs locataires… Le gouvernement choisit ainsi de faire payer aux ménages les plus modestes – à hauteur de 80 € par an par ménage logé dans le parc social – ses propres dettes à l’égard des bailleurs sociaux et son propre déficit budgétaire !

Cette ponction d’un milliard d’euros en trois ans, exercée sur le service d’intérêt général qu’est le logement abordable, est inacceptable. A l’heure où 60% des Français consacrent 40% au moins de leurs revenus aux dépenses obligatoires liées au logement et que les retards de loyers Hlm de plus de trois mois ont augmenté de 30% entre 2009 dans et 2010, nous ne pouvons pas accepter ce dispositif imaginé pour dissimuler la baisse des aides à la construction.

Nous nous opposons à cette mesure injuste qui portera en outre atteinte au montage des opérations nouvelles. Un milliard de fonds propres en moins, ce sont ainsi 60 000 logements en trois ans qui resteront dans les cartons. Sans compter les réhabilitations empêchées, la mise en oeuvre du Grenelle retardée, la qualité de service écornée, les CUS ajournées…

11/10/2010

Qui croit encore en l'Europe ?

ue-budget.pngLors d'une visite à Bruxelles le 6 octobre 2010, j'ai pu évoquer avec certains responsables de la Commission et du Parlement européen la question des moyens d'action d'une Europe divisée dans un contexte planétaire très tendu. La question se pose aujourd'hui de la capacité de l'Europe à défendre l'euro dans des conditions satisfaisantes pour l'économie et l'emploi. Le fait est que l'organisation mise en place à l'échelle européenne se révèle insuffisante. Les liens entre l'autorité politique et la Banque centrale européenne sont souvent incompréhensibles.  La question se pose avec acuité face à l'augmentation de l'euro constatée depuis plusieurs semaines et à l'émergence de la question monétaire comme le sujet phare des sommets internationaux.

La question se pose aussi de savoir si l'Europe va se doter d'une capacité d'action en termes budgétaires et financiers. Aujourd'hui, l'Europe a une capacité d'action qui représente moins de 1% de la richesse des Etats. Avec un budget de 140 milliards d'euros,  l'Europe est un véritable nain budgétaire. 140 milliards d'euros, c'est l'équivalent du déficit budgétaire de la France. Cela illustre la faiblesse manifeste de la capacité budgétaire de l'Union européenne.

Va-t-on bientôt se convaincre que l'Europe doit muscler ses capacités d'intervention dans le domaine économique et financier, et accroître le budget d'intervention au travers d'un emprunt européen ou au travers d'une fiscalité européenne ? C'est aujourd'hui la question essentielle. Faute de réponses positives à cette question, il va de soi que la gouvernance européenne va surtout se faire dans des énoncés et des principes, et non pas dans des actions déterminées de renforcement de l'économie et de l'emploi.

Chacun doit se convaincre que la seule issue pour notre vieille Europe est bien un renforcement de l'intégration des moyens et la mise en place d'une véritable fiscalité pour cela.

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