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03/12/2012

Au risque de l’impopularité

vote senat.jpgLe Sénat vient de se déterminer sur le Projet de Loi de Finances pour 2013. Le texte a été rejeté et ceci parce que la majorité sénatoriale qui a naturellement vocation à soutenir l'action du Gouvernement a vu l'une de ses composantes se mettre en travers du chemin. Le Groupe communiste a en effet décidé de ne pas accompagner l'effort demandé par ce budget à hauteur de 30 milliards d'euros pour assainir les finances publiques.

Tout le monde sait que si la France n'arrive pas à assainir ses finances publiques aujourd'hui, c'est la génération de demain qui va en subir les conséquences et hériter d'une dette encore alourdie. Peut-on sacrifier dans des conditions encore plus insupportables la génération à venir ? Ma réponse est non !

C'est la raison pour laquelle l'effort de redressement entamé par ce Gouvernement doit être activement soutenu quelle que soit l'impopularité qui s'attache à ces mesures de court terme. On ne peut que regretter de voir qu'aujourd'hui, dès les premières difficultés, les communistes baissent les bras et se résignent à ce que la situation de notre jeunesse, demain, soit plus dramatique que ce qu'on peut d'ores et déjà anticiper.

Assumer les responsabilités du pouvoir, c'est à la fois dégager le courage nécessaire pour faire les réformes indispensables et sauver la France de la spirale de l'endettement. C'est aussi être capable de supporter l'impopularité qui s'attache inévitablement à toutes mesures restrictives sur le plan budgétaire.

On ne peut que regretter de voir aujourd'hui les communistes refuser l'obstacle et se réfugier dans une attitude frileuse qui, si elle devait être perpétuée ne ferait qu'affaiblir les chances de redressement économique et financier de notre pays.

Budget de l'Union Européenne en danger

ue.jpgLe Conseil Européen n'a, comme on pouvait s'y attendre, pas réussi à se mettre d'accord pendant le week end du 22 et 23 novembre et une nouvelle réunion est envisagée début 2013 pour préparer la programmation budgétaire 2014-2020. Tout le monde a compris que l'accouchement est douloureux et que certains programmes de l'Union Européenne vont devoir être très sérieusement rabotés. Ceci est le cas notamment pour les politiques de soutien aux territoires et également pour la PAC.

La France qui est contributrice nette au budget de l'Union Européenne de 6,5 milliards peut légitimement revendiquer le maintien d'une politique de soutien à l'agriculture qui a fait ses preuves depuis une quarantaine d'années.

Bernard CAZENEUVE, Ministre des Affaires Européennes, défend le dossier français avec beaucoup de détermination et il faudra sans doute encore beaucoup d'énergie pour atteindre un budget d'équilibre acceptable pour tous.

Rendez-vous début 2013.