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05/04/2007
A lire : Le Capitalisme d'Héritiers
Thomas Philippon livre ici une brillante analyse sur la crise du travail qui traverse notre pays. Au terme d'une vaste enquête de comparaison internationale, il dresse le constat d'une profonde méfiance entre salariés et managers. Selon l'auteur, c'est cette situation qui, plus que les rigidités du droit du travail, est responsable de la faiblesse de notre taux d'emploi aujourd'hui. Il décrit comme origine du problème le "capitalisme d'héritiers" entretenu dès le XIXème siècle par les pratiques managériales conservatrices, autoritaires et paternalistes des élites dirigeantes, et auquel a répondu un syndicalisme minoritaire, contestataire et peu coopératif.
Nous sommes en effet confrontés aujourd'hui à un dialogue social en panne et surtout à un système qui peine à promouvoir les nouveaux talents, se reposant à la place sur les "certitudes" de la reproduction sociale. Or, ne nous méprenons pas, ces phénomènes ont un coût économique très lourd pour notre pays. Ainsi, la diversité au sein des entreprises ne relève pas que du défi social, elle est également un enjeu de rationalité économique – comme le résume le précepte anglo-saxon : "Diversity means Quality". Il est donc temps d'envisager en France, comme nous y invite Thomas Philippon, une organisation du travail différente dont l'objectif ne doit plus être la simple définition de règles d'autorité, mais la recherche de l'efficacité économique et du dialogue social.
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04/04/2007
Favoriser le développement des PME
A l'occasion du Forum PME organisé le 30 mars dernier par le Centre des Jeunes Dirigeants, Croissance Plus et Entreprise & Progrès, je me suis exprimé devant les chefs d'entreprises sur les principales mesures qu'une politique ambitieuse doit conduire à mettre en place pour répondre aux besoins spécifiques des PME. Nos petites et moyennes entreprises concentrent les 2/3 de nos emplois mais elles exportent peu et rencontrent des difficultés à assurer leur croissance et leur développement. Dans ces conditions, nous proposons des solutions immédiates :
1. un "Pacte PME", Small Business Act à la française qui permettrait l'accès des marchés publics aux PME, afin d'épanouir leur champ d'action ;
2. diverses mesures visant à favoriser l'aide au financement par le biais, par exemple, de fonds publics d'investissement ;
3. une fiscalité plus juste pour les PME, avec une modulation de l'impôt sur les sociétés ;
4. une protection sociale renforcée au sein des PME, notamment pour l'entrepreneur lui-même dont le statut doit être garanti.
Pour plus d'informations sur ce sujet, je vous invite à cliquer ici
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03/04/2007
La TVA sociale, fausse bonne idée
En tant que membre de la Commission des Finances du Sénat, j'ai déjà exprimé mes fortes réticences à l'idée d'une TVA sociale, si ardemment défendue par Jean Arthuis et reprise aujourd'hui par Nicolas Sarkozy. Les implications d'une telle mesure sont doublement néfastes. Le premier point, c'est que la TVA sociale, dans un contexte de vie chère, ne ferait que réduire le pouvoir d'achat des Français et accroître leurs difficultés. Le deuxième point, c'est qu'à travers la TVA sociale, il est tout simplement question d'augmenter les impôts sur la base la plus socialement injuste. C'est donc un paradoxe d'entendre ceux qui promettent de baisser nos impôts, défendre dans le même temps la TVA sociale qui n'est rien d'autre qu'un mécanisme pour les augmenter de manière indirecte et inconsidérée. Car notre croissance, ne l'oublions pas, repose aujourd'hui principalement sur notre consommation soutenue - qui ne gagnerait rien à voir le pouvoir d'achat des Français diminuer.
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02/04/2007
Un pacte républicain pour un équilibre plus juste des territoires et des pouvoirs
Les importants transferts de compétences opérés dans le cadre de l’acte II de la décentralisation et les difficultés financières qui les accompagnent, ont fait entrer les relations entre l’Etat et les collectivités locales dans une phase de turbulence et de crispation. Cette dernière vague de décentralisation amorcée sous le gouvernement Raffarin aura été celle de l’avènement d’une philosophie libérale de la décentralisation, où les transferts de compétences apparaissent comme un levier de délestage budgétaire pour l’Etat, plus que comme un moyen d’améliorer les services publics. Pour redonner sens à l’idée de décentralisation et aller plus avant dans ce processus, un groupe de travail auquel j'ai participé a formulé des propositions ambitieuses de réforme dans un rapport, remis en mars 2007 à Ségolène ROYAL. La « démocratie territoriale » dont il y est question fournit les fondements du pacte républicain.
Proposant des politiques locales progressistes, ce pacte républicain est l’aboutissement d’une décentralisation solidaire et consacre la réforme des institutions de la République proposée aux Français notamment dans le cadre de la VIème République.
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